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ProspeKtive
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Apprendre à la campagne : réflexions autour d’un centre de formation en milieu rural
Le réseau des Maisons Familiales Rurales se distingue, comme son nom l’indique, par des implantations en milieu rural. Cela signifie que nos centres de formation sont plus ou moins éloignés des grands centres urbains. Dans un contexte de forte concurrence dans le domaine de la formation, de telles implantations peuvent paraître peu propices à l’attractivité pour les jeunes (et moins jeunes) que nous accueillons. La MFR de Maltot se situe à quelques kilomètres de Caen, sans autre moyen de s’y rendre que la route. Elle forme certes de futurs acteurs de l’agriculture ou du paysage qui par nature sont familiers de la ruralité, mais elle forme également de futurs acteurs du service à la personne, de la sécurité ou de la vente, peut-être davantage attirés par une offre de formation plus urbaine. Pourtant, notre site attire les jeunes et une fois chez nous, ils s’y sentent bien. Notre hypothèse réside en partie dans l’importance du site dans cette satisfaction : le château de Maltot.
Fatigue cognitive et espaces de travail : ce que l'open space ne montre pas
L’open space s’est installé, presque sans débat, comme une évidence organisationnelle. On l’associe volontiers à la circulation de l’information, à la disponibilité des équipes, à une forme de modernité dans le travail — l’image est séduisante (ArchDaily, 2017). Et pourtant, quand on regarde ce qui se joue au quotidien, une autre réalité apparaît. Plus discrète, moins « spectaculaire », mais très concrète : la fatigue cognitive. Elle ne fait pas irruption sous forme d’incident. Elle s’infiltre et s’installe dans la répétition de petits efforts : rester concentré, gérer les sollicitations, absorber l’imprévu, tout en continuant à produire un travail de qualité.
Donner une mémoire aux murs pour optimiser les flux et transformer l’expérience de travail
Et si votre bâtiment pouvait se souvenir ? Aujourd’hui, nos espaces de travail souffrent d’une forme d’amnésie économique et organisationnelle. Chaque jour, ils recommencent à zéro, allumant des étages vides et chauffant des bureaux fantômes, comme s’ils n’avaient retenu aucune leçon de la veille. Pourtant, la compréhension approfondie de la dynamique des utilisateurs se révèle essentielle face aux coûts immobiliers, représentant entre 10 et 20% du coût total du travail (X. Baron, 2011). Face à ce constat, la question est double : pourquoi et comment ?
L'histoire et le patrimoine des entreprises : un atout pour fédérer les salariés et les actionnaires
Réusage, vers une pensée de l'architecture par les ressources
Quand on s’intéresse au réemploi dans le domaine de la construction, on constate qu’un grand nombre d’études et de travaux de recherche portent sur les filières : comment construire avec des matériaux de réemploi tels que le bois, l’acier, etc. En revanche, on trouve peu d’informations sur les pratiques, sur la mise en œuvre, sur l’adéquation ou non des procédures de projet actuelles avec les démarches de réemploi et de réutilisation.
Dans un contexte d’accélération de la transition écologique, donnons des clés de compréhension des enjeux liés au réemploi et des éléments de réflexion sur notre capacité à nous adapter aux évolutions de pratiques et de projets.
Quand la salle d’attente façonne nos impressions
La salle d’attente est souvent perçue comme un simple lieu de passage, presque banal. Pourtant, elle joue un rôle bien plus important qu’il n’y paraît : elle influence l’état d’esprit des patients, leur niveau de stress, et même leur perception de la qualité des soins et de l’établissement. Les recherches en sciences de gestion et en psychologie montrent depuis longtemps que l’environnement physique façonne nos ressentis (Bitner, 1992). La salle d’attente, premier contact concret avec l’univers médical, n’échappe pas à cette règle (DCunha et al., 2021). Lumière, confort, disposition des sièges, bruit ambiant… autant de détails qui, mis bout à bout, construisent une expérience singulière. C’est à ce rôle souvent sous-estimé que nous avons voulu nous intéresser. Pour cela, nous avons mené deux études successives – l’une qualitative, l’autre quantitative – qui apportent un éclairage complémentaire sur la manière dont les aménagements influencent le vécu des patients.